Tuesday, May 25, 2010

Philippa World - La Voix du General

En 1966, à la sortie de mes études supérieures (Institut national agronomique et Ecole nationale des Eaux et Forêts) je savais que l'Etat exigeait, pour ses futurs cadres, une instruction militaire assortie à nos diplômes civils. Ma filière était habituellement versée dans l'arme du Génie mais le Général d'Armée, gouverneur militaire de la région Est avait regardé le dossier et il avait décidé d'affecter quatre jeunes ingénieurs forestiers à la prestigieuse Ecole de Cavalerie de Saumur. Hasard ou tradition, les porteurs de titres nobiliaires avaient été retenus et je complétais le groupe. Cette Ecole portait le nom déjà modernisé "Ecole de l'Arme Blindée Cavalerie" (EABC). Une partie non négligeable de la formation comportait des exercices "montés" (cheval et moto). Le Cadre Noir assurait une formation de la partie équestre, dont la difficulté était adaptée au niveau des officiers élèves. Le passage du cheval aux engins à moteur n'a nullement entamé les traditions de l'Arme, qui est fière de son style, de son étiquette et d'un vocabulaire très spécifique, assez différent de celui de l'Infanterie par exemple. Malheur au maladroit qu'une confusion de termes obligeait à offrir un apéritif au Champagne de France dans notre salle à manger - (les cavaliers n'aimant pas le terme de "mess"). Cette époque est malheureusement révolue et les derniers chevaux militaires ont maintenant quitté l'armée, à l'exception de quelques unités de prestige comme la Garde républicaine).
Amateur d’histoire ancienne, j'ai eu la chance d'emporter le souvenir d'un monde qui s'est refermé au rythme effréné d'une mondialisation qui balaie les traditions et qui multiplie les schémas culturels stéréotypés.
Les chevaux de Saumur que nous avons montés pendant six mois étaient spécialisés dans l'art militaire. Ils avaient porté des promotions d'élèves et ils repéraient dès la première seconde l'officier inexpérimenté et maladroit. Je n'ai pas le souvenir d'y avoir vu des Camarguais. Tous les chevaux connaissaient les commandements militaires donnés par le Chef d'Escadrons. Ils réagissaient à l'ordre en même temps que leur cavalier, et parfois même plus vite que lui. Lors d'un exercice de défilé par quatre, le Commandant du Cadre Noir nous avait honorés de sa visite, monté sur un animal magnifique. Selon nos traditions, le Chef d'Escadrons avait crié "Messieurs, le Colonel", un commandement que les animaux avaient immédiatement saisi en s'immobilisant par eux mêmes, sans attendre la réaction des élèves !
Après Saumur, j’ai été versé en qualité de Chef de Peloton dans une unité de Spahis (ex- marocains), en service sur des engins légers de reconnaissance. J’y ai apprécié la persistance des missions traditionnelles assignées à la cavalerie légère : Renseigner(1), Couvrir(2), Combattre(3) restaient les maîtres mots de notre engagement, qu'il soit à cheval ou mécanisé.
Comme je l'ai écrit au début de cet interview, je me suis simultanément engagé dans mon métier de forestier et parallèlement, pour le loisir, dans l'étude des sociétés anciennes, avec l'indépendance gauloise, le monde méditerranéen, l'Empire romain, puis les mouvements des peuples d'Europe centrale, entrés dans le monde latin et intégrés de gré ou de force du cinquième au dixième siècle. Les modèles de cultures successivement empilés se sont télescopés. Retenons que les chevaux ont joué un rôle considérable dans ces mouvements, chaque civilisation ayant introduit une race chevaline spécifique à ses traditions. Certains peuples ont disparu, d'autres se sont fixés là où les derniers empereurs romains les ont installés, à moins qu'ils n'aient conquis le territoire par la force. Les zones ainsi colonisées y ont conservé l’empreinte des races chevalines, qu’elles aient évolué sur place ou qu’elles aient été croisées avec le cheptel déjà en place. Comment repérer l'origine d'une race originale ancienne - camarguaise par exemple - au cœur de cette Provence, traversée une demi-douzaine de fois par des peuples de cultures fort différentes dans l'espace de quelques siècles seulement ? Il faudrait, pour être sûr des filiations, procéder à des investigations génétiques spéciales dont je n’ai pas eu connaissance si elles existent. A l'époque gauloise, la représentation imagée du cheval domine largement parmi les thèmes qui ornent les monnaies celtiques jusqu’à la romanisation. Le sanglier vient en second, dans une représentation de type héraldique assez figée, sans doute inspirée des emblèmes guerriers (le fameux "coq gaulois" est quasiment absent des sujets monétaires !). Le cheval que l’on voit sur les monnaies est debout ou en marche. Il est soit seul, soit monté par un aurige (4), homme ou animal (oiseau souvent). Dans l'ouest de la Gaule, le torse du cheval est humanoïde, référence à des légendes dont le sens nous échappe.
Je ne crois pas à la survivance de races phéniciennes, car les marchands pratiquaient le cabotage le long de comptoirs commerciaux qui étaient souvent implantés sur des sites stratégiques. Ils y échangeaient des produits miniers, artisanaux ou alimentaires et certainement très peu d'animaux vivants dont la présence eût été incompatible avec l'espace disponible sur les voiliers.
La situation est différente à l'époque romaine, dont les armées sont bien connues. Mauvais cavaliers, les Latins avaient néanmoins renforcé leurs légions avec des régiments de cavalerie nommés "alae". Chaque unité comportait plusieurs centaines de cavaliers. L'armée impériale a compté jusqu'à 390.000 soldats, dont une petite moitié seulement de légionnaires professionnels. Les autres militaires étaient « volontaires » ou simplement « mercenaires », souvent recrutés parmi les étrangers ou les non-citoyens romains. La cavalerie romaine entre dans cette dernière catégorie. Elle recherche des indigènes alliés à l'Empire et excellents cavaliers. Ces unités ne sont jamais cantonnées à proximité de leur pays d'origine pour prévenir toute trahison ou rébellion. Nous avons connaissance d'unités formées de Bataves, Frisons, Bretons, Numides ou Maures, Sarmates, Dalmates...dont les montures ont nécessairement laissé des itinéraires génétiques à proximité des garnisons romaines longuement tenues aux frontières de l’Empire (Afrique du Nord et couloir Rhin-Danube).
Je crois que les grandes invasions du III° siècle ont eu un impact sur l'évolution des populations de chevaux. Ces invasions, bien connues et datées, sont passées brutalement le long d’axes routiers, en témoignent les nombreux trésors monétaires hâtivement enfouis au dernier moment par leurs propriétaires gallo-romains affolés. Les monnaies retrouvées et datées sont le fait de propriétaires disparus, morts en définitivement enfuis. La vague de ces invasions s'étend sur trois décennies, soit de 250 à 280 environ. Tous ces raids étaient conduits par des tribus germaniques qui réussirent à percer jusqu'au pied des Pyrénées en 276. L'Empire romain reprend ensuite l'initiative et il tente de repeupler les provinces dévastées par des contingents de barbares capturés, reconvertis et pardonnés. Ces derniers ont sans doute conservé et perpétué leurs propres races de chevaux, notamment lorsque l'Empire leur a confié des terres à remettre en culture (Périphérie du Massif central, Champagne…).
Plus tard, les armées des dynasties constantiniennes, valentiniennes et théodosiennes réussissent à tenir l'interminable frontière Rhin/Danube pendant plus d’un siècle encore, jusqu'à la catastrophe de 406/407, date à laquelle des populations venues de l’Europe centrale et orientale traversent le Rhin gelé avec leurs femmes, leurs chevaux, leurs armes et leurs bagages. L'Empire ne peut contenir cette immigration musclée que les derniers Théodosiens cantonnent de gré ou de force par "nations" là où les Gallo-romains dégagent de l'espace rural à contrecœur. Ces "nations" vont y laisser quelques noms de lieux ainsi colonisés, parfois maintenus jusqu'à nos jours. C’est ainsi que l’on explique des noms de pays ou de villes comme par exemple la « Vallée française » peuplée par les Francs, la Gothie languedocienne des Wisigoths, la Bourgogne des Burgondes ou la cité lorraine de Sermaize, fondée par des Sarmates… Tous ces peuples fuyaient, sur leurs chevaux, une poussée asiatique qui terminera son épopée dans un sanglant désastre aux «Champs catalauniques » près de Troyes en 451. J'ai habité pendant dix ans la commune de La Rivière de Corps, dont le nom passe pour restituer le harcèlement des hordes d'Attila par une véritable armée européenne qui rassemblait les Gallo-romains et la quasi totalité des nouvelles nations "barbares" entrées en 406. Cette sorte d’armée européenne avant l’heure était commandée par le Général romain Aetius. Un roi des Goths et des princes "barbares" ont été tués aux environs de Troyes. Une tombe d'une richesse inouïe a été retrouvée au nord de Troyes dans le lit d'une rivière qui fut détournée à cet effet : les objets, armes, bijoux luxueux étaient ceux d'un cavalier de haut rang - royal peut-être. Cette guerre a certainement vu l'abandon ou l'acclimatation de nombreux chevaux de toutes origines.
A l'autre bout de la Gaule, la Provence camarguaise est également concernée par le passage des Ostrogoths, qui en sont bientôt délogés par les petits fils de Clovis. Plus tard encore, les musulmans, maîtres de la Méditerranée, s'accrochent à la côte provençale où ils installent de véritables bases, comme celle de la Garde Freinet d’où ils "rayonnent" et pillent l'arrière pays. En revanche, il me semble impossible que les Gallo-romains aient été en contact direct avec les Mongols, qui essuyèrent leurs armes beaucoup plus tard sur les restes de l'Empire byzantin autour duquel s'étripaient une pluralité de nations irréconciliables entre elles (Principautés seldjoukides, petite Arménie, Croisés de l'Occident, dynasties arabes issues du démembrement du Califat de Bagdad) - tous montés à cheval, toutes races et origines diverses. Ces contacts ont hâté l’évolution des races de chevaux en Orient : il est aussi possible que certains Croisés survivants en aient rapportés des spécimens dans leurs fiefs occidentaux.
Le travail civil des animaux utilisés en milieu agricole est souvent associé à certaines formes de jardinage de la nature, notamment pour limiter son embroussaillement et le danger d’incendie de forêts ou de végétation. Nous conseillons ici la consultation des travaux scientifiques relatifs aux performances des herbivores employés à la réduction des milieux embroussaillés. Ces études ont généralement pour objet l'évaluation du pâturage en milieu naturel combustible : l’efficacité de la consommation végétale par les animaux réduit-elle sensiblement le risque d’incendie ? En règle générale, il est avéré qu'aucune espèce animale ne trouve suffisamment de nourriture permanente en toutes saisons pour satisfaire ses besoins :

- Les plantes qui ne sont pas consommées prennent le dessus sur les autres ce qui diminue la valeur nutritive du terroir si l'agronome ne fait rien ;
- Certaines stations végétales sont inaccessibles ou improductives à certains moments de l'année (inondations, sécheresses, neige) ;
- Les herbivores choisissent leurs prélèvements, suivant des menus nécessaires à leur physiologie (ligneux bas, herbes, écorces) de sorte que des carences éventuelles peuvent apparaître et être ensuite corrigées par des compléments alimentaires. L’estimation de ces compléments suppose que l’éleveur connaisse parfaitement ce que consomment ses animaux et ce qui leur manque.
- A l'exception des caprins, peu d'animaux acceptent de s'attaquer à des milieux végétaux fermés et hostiles. Il faut donc broyer des itinéraires de pénétration aux herbivores les plus frugaux qui acceptent de s’aventurer et de consommer dans ces milieux vierges. On dégage ainsi des îlots de verdure aérés, accessibles et consommables au sein desquels les animaux ne se découragent pas.
Dans ce panorama, le cheval apparaît comme un auxiliaire docile, discret précieux : s'il ne contribue que moyennement à la première ouverture des parcours neufs, il assure ensuite un entretien de qualité par un travail consciencieux.
Jacques Grelu

Philippa World wanted to share with you "live" what the General just shared with us in French. Next, the Vox of the General...stay tunned!

Thursday, May 20, 2010

Philppa World - Your Next Trip To See Camarguais Horses

They are all waiting for you!

All these guys are waiting for you. They will be delighted to show you the surroundings. They are very
gently and easy going. Even if they are not that tall, they are strong and will keep you safe in the wild Camargue. They are the best compagnons you would dream of to discover the nature rich of an uncomparable fauna and flora.

We recommend you to fly to Paris, Nice, Marseilles or Lyon and then take a TGV to Avignon or Nimes. Get some rest and the following day, plan outdoor horse back riding in Camargues.

The area is very rich in History, culture and wonders to discover.


Have a visit of the Pope Palace where you can get a Wine Tasting introduction to the Cote du Rhone wines. Avignon is indeed the Capital of the Cote du Rhone (rated #1 by Wine Spectator).



To complete your initiation to the Provence region, visit the Perfume and Aromas museum in Graveson.

Once your senses are excited, go to Nimes, the superb French Rome and visit its 2,000 year architecture.

Wanna go even further back in time? Then take your horse and plan a ride to visit the Opidum of Nages. It is only over 3,500 years old.


Camarguais horses were already in the area back in those days...

Tuesday, May 11, 2010

Philppa World - How Camarguais Horses Help People





We started Philippa Project looking to understand the world through the world of horses, as Franklin Foer did through the world of soccer.

We looked at how Google would rank this search.
First we got confirmation that when typing "How soccer", the top search was indeed "How Soccer Explains the World"

Then we started to type "How Horses", and then we found out that the top search coming up was "How Horses Help People".

This search was getting about 8,190,000 results in 0.39 seconds

What an interesting result!

We had to investigate these results and see if Camarguais horses could respond to this need for help people are searching for.

First what kind of help are they searching for?

Here is the top ranked site we have found. It is actually a HubPage. The subject is Hippotherapy. How horses help people injured or handicaped.

Note: Some say though blogs and hubpages provide almost the same SOE(search engine optimization) ranking levels, Hubpages have the ability to create a greater amount of traffic from its own community of Hubbers.

MSNBC followed injured GI's who would use Hippotherapy to be able to walk again. Indeed, the motion of the horse help anyone injured or handicaped to rebuild core muscle and pelvis muscles so critical to be able to walk. Hippotherapy is a very confortable, smoothe but efficient way to rebuild muscles, improve coordination, posture and balance while at the same time strenthening the respiratory system. The entire body needs to work out.
Not only horses can help physically injured or handicapped people, they can also help mentally injured or handicapped people.

We know that horses are not predators and their only way to survive is to sharpen their senses to feel danger and run away from the danger. They might have a small brain, they are very sensitive. They also have an incredible ability to mirror emotions and can help people to improve their cognitive, emotional, and social skills.

Conditions most often treated by hippotherapy:
. Cerebral palsy
. Multiple sclerosis
. Down syndrome
. Developmental delay
. Autism
. Stroke
. Traumatic brain injury
. Spinal cord injury
. Spina bifida
. Convulsive disorders
. Amputation
. Muscular dystrophy
. Visual and Hearing Impairment

This therapy has given results in:
. Joint mobility
. Balance
. Muscle tone
. Head and trunk control
. Strength
. Motor skills and coordination
. Cardiovascular conditioning
. Postural control
. Symmetry
. Sensory integration
. Communication skills
. Psychological, cognitive, and behavioral functioning

Now what kind of horses are used for such therapy?
The horse should not be too tall.
It is important that this horse has a nice and slaw walk with nice hips' movements.
Cold blooded horses are of course preferable.

So the Camarguais horse certainly can be a good candidate.
We have found a German web site promoting Hippotherapy on Camarguais horses.

To know all about the Hippotherapy, we recommend the Federation of Riding For The Disabled.

The American Hippotherapy Association is also full of information and you can even get the magazine published twice a year which features a variety of high-quality articles related to the practice of hippotherapy.

Triple Crown Intermezzo - The Upcoming Preakness Stakes

Count down for the Preakness Stakes.
On May 15, Thoroughbread will run over 1 and 3/16 miles

Philippa world will follow the 2nd round of the Triple Crown

You only have 3 more days to wait.
Ready to gamble? ok, then "Faites vos jeux"...."rien ne va plus"....

Monday, May 10, 2010

Philppa World - How Camarguais Horses Preserve Our Environment

Thanks to the Camargue regional nature park, an area of 86 km2 is devoted to the protection of the natural environment and its species. Equipped with binoculars and a little patience, you can easily be able to observe herons, egrets, ducks and of course flamingoes.

The Camargue is considered as a miraculously preserved gem and is the only one of its kind in Europe. Covered with meadows, ponds, swamps, rivers and salt marshes.

The Camargue was exploited in the Middle-Ages by Cistercian and Benedictine monks. In the 16-17th centuries, big estates, known locally as mas, were founded by rich landlords from Arles. At the end of the 18th century, the Rhône was diked up. In 1858, the building of the digue à la mer (dyke to the sea) achieved protection of the delta from erosion.

The north of the Camargue is made of agricultural land. The main crops are cereals, grapevine and rice.

Rice cultivation is done on 3-ha plots that are submerged from April to September, and harvested during September and October. Over 30,000 ha (120 square miles) of rice was grown in the early sixties, down to 10,000 ha today. Other crops include large fields of wheat, maize, rape and forage, intermixed with orchards, market gardens and even an occasional vineyard.


Camarguais horses are used to supervise the territory cultivated for rice. The ideal way to explore and work in the Camargue is on Camarguais horseback. This is the best way to go in the remotest parts. There are no hills and nearly 20 km of roads are closed to motor vehicles, from Saintes Maries to Salins de Giraud.

Near the seashore, prehistoric man started extracting salt, a practice that continued. This was a source of wealth for the Cistercian "salt abbeys" of Ulmet, Franquevaux and Psalmody in the Middle Ages.


The salt industry started in the 19th century, and big chemical companies such as Péchiney and Solvay, founded the 'mining' city of Salins de Giraud.

The alluvium soil in the Rhône delta is excellent for crops, but must be prepared and maintained. The land had to be drained, and needs to be protected by low dikes. Salt content, which increases during summer evaporation, is reduced by washing down the soil.

The boundaries of the Camargue are constantly revised by the Rhône as it transports huge quantities of mud downstream - as much as 20 million m³ annually. Some of the étangs are in fact the remnants of old arms and legs of the river. The general trend is for the coastline to move outwards. Aigues-Mortes, originally built as a port on the coast, is now some 5 km (3 miles) inland. The pace of change has been modified somewhat in recent years by man-made barriers, such as dams on the Rhône and sea dykes, but flooding remains a problem across the region.

Next: Interview of the General on how to prevent Natural risks thanks to Camarguais.
Stay tunned!

Sunday, May 9, 2010

Philppa World - Camarguais Horses & Lyrics

Georges Brassens was a poet and song writer born in Sete.
Sete is located on the Mediterranean shore, 1 hour away west from the Camargues Region.
He achieved fame through his simple, elegant songs and articulate, diverse lyrics.
He is considered one of France's most accomplished postwar poets.

His song the Little White Horse which referse to the Camarguais Horse is nowadays tought in all French elementary schools as a national heritage treasure praising courage no matter what.


Musique : Georges Brassens(c) 1953

Le p'tit cheval dans le mauvais temps,
Qu'il avait donc du courage!
C'tait un petit cheval blanc,Tous derrire, tous derrire,
C'tait un petit cheval blanc,Tous derrire et lui devant.

Il n'y avait jamais d'beau temps,
Dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps,
Ni derrire, ni derrire,
Il n'y avait jamais de beau temps,
Ni derrire, ni devant.

Mais toujours il tait content,
Menant les gars du village,
Travers la pluie noire des champs,
Tous derriere...

Sa voiture allait poursuivant
Sa bell' petit' queue sauvage.
C'est alors qu'il tait content,
Tous derriere...

Mais un jour, dans le mauvais temps,
Un jour qu'il tait si sage,
Il est mort par un clair blanc,
Tous derriere...

Il est mort sans voir le beau temps,
Qu'il avait donc du courage!
Il est mort sans voir le printemps,
Ni derriere, ni devant
If you want to know more about Brassens, the city of Sete has dedicated a Museum to celebrate him.

Friday, May 7, 2010

Philppa World - Camarguais Horses & Poetry

In 1859, famous Occitan poem Mireille from French poet Nobel Prize Frederic Mistral talks about the Camarguais horses and their tough environmnet.

Poem in original Occitan
Qu'aquelo meno souvagino,
Soun elemen es la marino
D'ou càrri de Netune escapado segur,
Es encaro tencho d'escumo
Frederi Mistral : Mirèio Cant IV
The fourth canto, Li Demandaire (The Suitors), recalls the Homeric style, and is among the finest of the poem. Alàri, the shepherd, Veran, the keeper of horses, and Ourrias, who has herds of bulls in the Camargue, present themselves successively for the hand of Mirèio. The "transhumance des troupeaux" is described in verse full of vigorous movement; the sheep are taken up into the Alps for the summer, and then in the fall brought down toPg 113 the great plain of the Crau near the Delta of the Rhone. The whole description is made with bold, simple strokes of the brush, offering a vivid picture not to be forgotten. Alàri, too, offers a marvellously carved wooden cup, adorned with pastoral scenes. Veran owns a hundred white mares, whose manes, thick and flowing like the grass of the marshes, are untouched by the shears, and float above their necks, as they bound fiercely along, like a fairy's scarf. They are never subdued, and often, after years of exile from the salt meadows of the Camargue, they throw off their rider, and gallop over twenty leagues of marshes to the land of their birth, to breathe the free salt air of the sea. Their element is the sea; they have surely broken loose from the chariot of Neptune; they are still white with foam; and when the sea roars and darkens, when the ships break their cables, the stallions of the Camargue neigh with joy.

The poet Roy Campbell also wrote about these white Camarguais horses and the noise of their feet in the waves.

In the grey wastes of dread,
The haunt of shattered gulls where nothing moves
But in a shroud of silence like the dead,
I heard a sudden harmony of hooves,
And, turning, saw afar
A hundred snowy horses unconfined,
The silver runaways of Neptune's car
Racing, spray-curled, like waves before the wind.
Sons of the Mistral, fleet
As him with whose strong gusts they love to flee,
Who shod the flying thunders on their feet
And plumed them with the snortings of the sea;
Theirs is no earthly breed
Who only haunts the verges of the earth
And only on the sea's salt herbage feed-
Surely the great white breakers gave them birth.
For when for years a slave,
A horse of the Camargue, in alien lands,
Should catch some far-off fragrance of the wave
Carried far inland from this native sands,
Many have told the tale
Of how in fury, foaming at the rein,
He hurls his rider; and with lifted tail,
With coal-red eyes and catarcating mane,
Heading his course for home,
Though sixty foreign leagues before him sweep,
Will never rest until he breathes the foam
And hears the native thunder of the deep.
And when the great gusts rise
And lash their anger on these arid coasts,
When the scared gulls career with mournful cries
And whirl across the waste like driven ghosts;
When hail and fire converge,
The only souls to which they strike no pain
Are the white crested fillies of the surge
And the white horses of the windy plain.
Then in their strength and pride
The stallions of the wilderness rejoice;
They feel their Master's trident in their side,
And high and shrill they answer to his voice.
With white tails smoking free,
Long streaming manes, and arching necks, they show
Their kinship to their sisters of the sea-
And forward hurl their thunderbolts of snow.
Still out of hardship bred,
Spirits of power and beauty and delight
Have ever on such frugal pasture fed
And loved to course with tempests through the night.
In the grey wastes of dread,
The haunt of shattered gulls where nothing moves
But in a shroud of silence like the dead,
I heard a sudden harmony of hooves,
And, turning, saw afar
A hundred snowy horses unconfined,
The silver runaways of Neptune's car
Racing, spray-curled, like waves before the wind.
Sons of the Mistral, fleet
As him with whose strong gusts they love to flee,
Who shod the flying thunders on their feet
And plumed them with the snortings of the sea;
Theirs is no earthly breed
Who only haunts the verges of the earth
And only on the sea's salt herbage feed-
Surely the great white breakers gave them birth.
For when for years a slave,
A horse of the Camargue, in alien lands,
Should catch some far-off fragrance of the wave
Carried far inland from this native sands,
Many have told the tale
Of how in fury, foaming at the rein,
He hurls his rider; and with lifted tail,
With coal-red eyes and catarcating mane,
Heading his course for home,
Though sixty foreign leagues before him sweep,
Will never rest until he breathes the foam
And hears the native thunder of the deep.
And when the great gusts rise
And lash their anger on these arid coasts,
When the scared gulls career with mournful cries
And whirl across the waste like driven ghosts;
When hail and fire converge,
The only souls to which they strike no pain
Are the white crested fillies of the surge
And the white horses of the windy plain.
Then in their strength and pride
The stallions of the wilderness rejoice;
They feel their Master's trident in their side,
And high and shrill they answer to his voice.
With white tails smoking free,
Long streaming manes, and arching necks, they show
Their kinship to their sisters of the sea-
And forward hurl their thunderbolts of snow.
Still out of hardship bred,
Spirits of power and beauty and delight
Have ever on such frugal pasture fed
And loved to course with tempests through the night.

Wednesday, May 5, 2010

Philippa World - A Versatile Camarguais

The sleepy appearance of the Camarguais horse is pretty missleading.
Indeed this horse hides a great capability to work.
Incredibly agile, he always remains calm.
Camarguais horses are very versatile.

If Camarguais are used for:
. Farming and breeding
. Traditional celebrations (Races, Bullfightings and other Folklores)
. Equistrian Games

They traditionnaly have been used in
. Military schools
. Wars

Now, we realize how important they can be in
. Nature preservation
. Hippotherapy




Monday, May 3, 2010

Philippa World - Camarguais Horse & The Games

The Kentucky Horse Park of Lexington (Kentucky) will welcome Camarguais horses from September 25 through October 10. This is the first time ever, that USA welcome the World Equestrian Games.
The beautiful breed known as the white horse of the sea, native to the Camarague, will demonstrate his agility during the games.
Agility is certainly one of the breeds great attribute as they can twist and turn very quickly .

Since 1995, the French Equistrian Federation includes the Camargue Equistry.


There is Official National Championship with rules elaborated by the Commission d'Equitation Camargue de la FFE (Camargue Equistry Commission of the French Equistrian Federation) validated by the Direction of Les Haras nationaux (National Haras).

There are 8 exercises showing the agility and the calm of this "cold blooded" horse.

1/ Courséjado
2/ Jeu de la liberté
3/ Maniabilité
4/ Parcours de pays (similar to Cross with obstacles)
5/ Dressage with bulls
6/ Parallel Slalom
7/ Tri chronométré: 4 horses selecting 3 bulls in a limited time
8/ Tri technique: 4 horses selecting bulls and demonstrating technic.


Since 2007, some of these exercises are open to other techniques such as the Doma Vaquera which is the Portuguese equivalent technic of the French Camargue Equistry.

Saturday, May 1, 2010

Philippa World Intermezzo - The Kentucky Derby 2010

In a thrilling Kentucky Derby 2010, it is the Thouroughbred Super Saver ridden by Calvin Borel who romped home to take victory.
We will follow Saver ridden in its persuit of the Triple Crown.
Stay tunned!